La bal des guignols continue. Dans Libération ce matin, Florence AUBENAS et Dominique SIMMONOT, raillent de bon cœur le constat inique de l'Inspection générale des services judiciaires dans l'affaire Outreau. En conclusion : Norme. Le rapport est consultatif, c'est maintenant au garde des Sceaux d'engager ou pas des poursuites disciplinaires. Le cas va être intéressant, plaisante l'avocat Erice Dupond-Moretti : si l'IGSJ ne voit aucune faute, l'État a déjà payé des dédommagements colossaux aux 13 d'Outreau, au regard de la norme. Et au titre de la «faute lourde», c'est-à-dire précisément celle que des magistrats normalement compétents ne commettent pas. Fin de citation. Savoureux, en effet, car si le garde des sots engageait une action une action disciplinaire devant le CSM, ce serait en se fondant sur un document de ses propres services qui a conclu à l'absence des fautes et dysfonctionnements pour lesquels les 13 acquittés ont été officiellement indemnisés ! Voilà une sacrée pitrerie, alors que la vie, la réputation, l'avenir de citoyennes et citoyens ont été mis en jeu ainsi que leur chère liberté. Risible. Mais la confiance des justiciables en leur justice en ressort K.O. ; est-ce bien tolérable ?
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